Une robe soyeuse, couleurs d’argile et d’ombres

Deux mains dans la terre créatrice et vibrante

Boue à peine salissante, trois fois rien

Le félin sur mes genoux de ses quatre pattes

Pas plus de cinq secondes

Perdre pour la sixième fois de la semaine les clés de la boite aux lettres

 

Mais ta présence ?

Une pêche juteuse cueillie sur l’arbre à l’heure de la rosée

Deux ou trois gorgées de thé à la délicatesse bergamotte

Quatre battements d’ailes du pinson

Le soleil rasant dévore de sa lumière la cinquième fenêtre

Six jours que les vitres attendent d’être lavées de l’argile projetée

 

Et toi seras-tu là ?

Une fleur de pivoine sur le revers de la veste, les clés sont dans la poche

Deux pétales s’envolent au grè du mistral

Pirouettent, virevoltent dans trois tourbillons silencieux

Quatre minutes avant le départ. Encore en retard !

Pourtant, les yeux grands ouverts à cinq heures : sera-t-il là ?

S’il n’est pas là à six …. Je pars

Tu es là.

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