Funambuleries Terrestres
De la Céramique et des objets pour des jours enchanteurs Funambuleries

Pourquoi la terre … Et toutes ces matières ?

Tout a commencé petite chez une grand-mère aux doigts d’or, aux fils de laine, à coudre et à broder, une tante amoureuse du délicat, du beau, tricoteuse elle aussi de laines somptueuses.

Les empreintes indélébiles du plaisir de jouer avec les matières et l’amour des belles choses étaient là.

Une famille dans le monde de la brocante a permis de m’entourer d’objets uniques que très tôt j’aimais à poncer, découper, repeindre.

Une joie à griffonner, dessiner souvent, découper, une griserie incessante à vouloir donner à mon monde de la personnalité.
Après différentes activités artistiques pour mon entourage, j’ai pu revenir sur une matière découverte quelques années auparavant au collège, à savoir : la terre.

La matière est sortie de ma vie des années durant et a refait surface pour mon plus grand plaisir.

Plus tard je m’essayais à la délicatesse de la peinture sur porcelaine, stage offert par mes enfants, une autre technique apparaissait sous mes phalanges

L’envie de retrouver l’argile m’est pourtant revenue, je suis allée chercher une motte de terre, j’y ai joué des heures durant, fait des essais infructueux mais jubilatoires sur un tour de potier malgré l’impatience et l’incapacité à centrer la terre.

Je récupérais la terre destinée à la poubelle pour le plaisir de m’enfuir dans le méandre de cette matière brute et douce à la fois, histoire d’en tirer une satisfaction entre elle et moi, une intimité qu’il me faudrait partager un jour.

Les jours et la vie m’ont permis de continuer cette histoire avec la discipline qu’est la poterie, j’ai donc fait un stage dans la prestigieuse école de céramique de Dieulefit, la glaise me parlait de plus en plus.

Changement de site et de vie, je choisissais de faire connaissance avec les habitants de la ville de Nyons, en Drôme provençale, pour m’inscrire dans une association de poterie où je tentais avec difficulté de maitriser le travail sur le tour.

J’y ai cependant appris d’autres techniques, j’ai découvert d’autres façons d‘appréhender les divers matériaux. Et rencontré de belles personnes.
Un stage chez un jeune potier m’a permis de trouver les gestes essentiels du tournage tout en effaçant mes appréhensions sur cet objet devenu mon diabolique caprice.

Je travaillais donc l’argile à chaque moment de repos, je découvrais la porcelaine délicate, instable et versatile, dans laquelle je me suis lancée sans relâche.

Après des mois à imaginer la possibilité d’un projet, des avancées, des progrès après de longues heures à faire et refaire, poussée par des personnes aimantes persuadées que j’en serais capable, j’ai décidé de me lancer dans le monde des créateurs.

La funambule que je suis a décidé d’avancer doucement sur le fil tendu entre craintes et fringales de créer. Il me fallait en faire mon métier tout en continuant de travailler avec d’autres matières inspirantes telles que la laine, le fil de fer, le crochet, les objets de récupérations...

Les Funambuleries Terrestres ont enfin vu le jour et sont maintenant là pour vous.

Belle promenade dans mon royaume poétique.

 

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Quant à vous faire plaisir, les boutiques de la Funambule sont ici.